Les Mines Thoundra Pampa

 

Bonjour, je suis enchanté de vous rencontrer dans cette superbe et rustique taverne, je me présente, je suis Edmond Chaos, Sir Chaos pour mes amis, je me doute bien que vous devez être étonnés par mon apparence peu commune chez les ELFES, mais vous saurez la réponse si vous demandez à l'un des aubergistes, ils me connaîtront peut-être car je fais parties des Aventuriers qui viennent souvent à cette taverne, mais n'en parlons plus, je vais plutôt vous conter la fabuleuse aventure qui est survenue dans ma vie ...

Un jour alors que je me promenais par le monde à la recherche d'un but, et que je me trouvais dans quelque montagne dangereuse dont je ne donnerai point le nom pour une raison que j'expliquerai le moment venu, je me promenais même si ce n'est peut-être pas le terme le plus adéquat, il vaudrait mieux dire que j'essayais de survivre en m'apitoyant sur mon propre sort car c'était moi-même dans mon élan de soif de connaissance, qui avait choisi ce dangereux et vertigineux chemin, je m'aventurais donc par ces montagnes, soucieux de ma propre survie, lorsque absorbé par mes réflexions et les injures que je m'envoyais à mon propre égard, je fusse interrompu par une sensation bizarre que je n'aie jamais ressenti, une sensation de vide qui se créait sous mon pied recouvert par de la peau de boeuf que j'avais adapté à ma pointure, cette sensation n'était rien d'autre qu'une grotte verticale sans doute générée par les pluies acides qui étaient très présentes en ce lieu, lorsque mon pied ne trouva plus de support et que je me sentis tomber, je m'éveillais de cet état d'inconscience, et me mis à paniquer lorsque je vis le trou, c'était une grotte sombre, je dirais même obscur, elle était aussi énorme, et si grande qu'il me semblais qu'un titan aurait pu y pénétrer tel une carafe dans un baril, lorsque je vis que j'approchais un énorme rocher à une vitesse si grande qu'un grain de sable n'aurait point eu le temps de toucher le fond d'un sablier, et dans un mouvement de réflexe de panique, je fisse exploser le rocher grâce à mon anneau de télékinésie, cependant l'explosion me fît prendre du recul et je pris un coup à la nuque donné pendant ma descente par la paroi rapprochée et discontinue, et lorsque je repris connaissance j'étais à terre, tout mon corps souffrait d'une atroce douleur mais j'étais décidé à admirer l'affreux gouffre qui avait mit ma vie en danger, je pris donc appui parterre et je réussis malgré l'horrible douleur à me retourner face au ciel, et je restai là à admirer la profondeur du trou que j'estimai à environ 15 pieds, je restai là à admirer cette horreur, pendant cinq bonnes minutes, puis, je m'évanouit à cause de la douleur, puis quelqu'un essaya de me réveiller, mais mes yeux fatigués ne purent voir qu'une silhouette de petite taille avant de replonger dans mon profond sommeil...

Lorsque je revins à moi, je me trouvais dans un cachot, un horrible cachot qui ne me laissait que un pouce d'espace entre chaque épaule et la paroi,ainsi que deux pouces d'espace entre moi et la porte, mon dos seul se reposait contre le fond du dit cachot... Cependant, je vis que j'étais totalement guéri, et quelques minutes après je vis s'ouvrir une petite trappe d'environ quatre pouces sur deux et j'y vis apparaître les restes d'une cuisse de poulet, j'étais dégoutté par ce bout de viande et voyant que je ne dégustai pas la dite nourriture je vis la main qui me la tendait, la retirer, et je vis deux yeux qui reflétaient la douce lumière d'une torche qui je pense se trouvait prés de ma porte et de l'autre côté de cette dernière, lorsque les yeux remarquèrent la race à laquelle j'appartenais, je les visse se retirer etj'oui des bruits de pas qui s'éloignaient mais qui ne tardèrent à revenir, puis, je vis apparaître par la petite trappe quelques feuilles de chêne, dont j'en suis fort gourmand et que je reconnus en les mangeant, c'etaient les feuilles que j'avais pris en cas de manque de nourriture dans mon chemin, après une difficile collation, j'entendis environ vingt bruits de pas se dirigeant vers ma cellule, et j'entendis ouvrir cette porte que je ne cessais de regarder sans aucune autre occupation, lorsque je vis que cette porte s'ouvrit, je me dépêchais de sortir et de m'écrouler par terre car la fatigue de n'avoir pas la possibilité de se mouvoir et s'asseoir à sa guise, m'avait envahit, puis, après un court repos, je vis les soldats qui étaient venu me chercher, c'étaient des nains, armés d'une hache et d'une cote de maille, d'ailleurs je voyais à présent derrière la porte de mon cachot un tabouret sur lequel on voyait les traces boueuses, puis, je vis en regardant mieux que la cellule où je me trouvais était la seule de taille humaine, puis une fois mon analyse interrompue par l'un des gardes qui me demandait de les suivre, je melevais et décidait de les suivre...

Ils me conduisirent à travers d'un court couloir de prison où je pouvais voir à des dizaines de cachots minuscules, tels le mien, mais plus adaptés à la petite taille de leur occupant, au fait, je me rendis compte que l'inconfort auquel je n'ai sans doute été exposé que quelques heures tout au plus, avait des effets bien plus désastreux que ceux dont j'ai souffert, en effet, en passant devant ces cellules de mort j'ai vu des mains aux muscles indévellopés, des visages marqués par la rouille des trappes, j'ai vu du sang jaillir lorsque l'un des occupants, à éssayé de lever la main, j'ai vu l'inconfort auquel les habitants de ces « cajes » c'étaient largement habitué, j'ai vu ces mêmes habitants éssayer en vain de parler de crier leur désespoir, j'ai vu tant d'horreur que le seul désir n'était pas la pitié mais l'égoïsme et le dégoût, l'envie désespérée de fuir, m'éloigner le plus vite possible de ces machines de torture, je voulais m'évader de peur d'y retourner, j'eus envie d'effacer de ma mémoire cet évènement, de renier l'odeur de mort du cachot, la sensation au toucher de ces parois, droites, d'une pierre grossière et tranchante, les crampes continues, la douleur lorsque l'on éssaye » tant bien que mal de s'asseoir, même si l'on sait d'avance que l'on en obtiendra que des douleurs inutiles, je sais bien que c'est  terrible ce que j'ai fait, la chance que j'ai eu et que n'auront pas ceux qui sont là, à souffrir en ne faisant rien, lorsque je franchis accompagné de mes vingt gardes, la porte de sortie de l'endroit le plus ressemblant à l'enfer, que je n'ai jamais vu, je sentis une joie dont je ne veux plus jamais avoir à faire, la joie de la délivrance, la joie égoïste, une joie pouvant faire peur au plus impitoyable des démons, aux plus ravageur des tueurs, une joie pouvant rendre malade au lépreux : le plus affecté, cette joie qui me dégoûte encore haujourd'hui, mais, ne salissons pas l'histoire d'avantage. Je fût donc conduit en bonne et du forme, au souverain de l'endroit, nous passâmes des salles où nous dûmes mettre dix minutes pour les traverser, elles étaient hautes de trois cent pieds environ, et régnés de colonnes, des centaines et des milliers de colonnes, espacées de six pieds, et ayant à chaque pied de colonne, un garde, immobile, ils semblaient fait de pierre, et ayant chacun une dague, une épée courte, une cote de maille, une armure d'acier, un casque pointu, une hache et finalement un morning-ster, nous passâmes trois salles de la sorte avant d'atteindre la salle que l'on désirait, c'était une salle cubique de trois cent pieds de long de large et de haut, elle était faite en or massif, incrustée de diamants, et où quatre colonnes de cent pieds de diamètre chacune, entièrement faites de marbre illustré, au milieu de la salle à, à peine six pieds d'auteur un candélabre, en bois soutenu par des chaînes faisant chacune neuf pieds de largeur et de longueur et ayant comme grosseur deux pieds et demi, le candélabre quant à lui, il faisait quatre-vingt-dix pieds et s'imposait dans toute la salle, avec son bois de sapin et de chêne, le souverain quant à lui, avait une barbe assez imposante et de couleur brune, il tenait en sa main gauche, un bouclier, et en sa main droite, une hache, il portait également une très imposante armure qui le couvrait totalement, dés que je le vis, je sus que les habituels éloges auxquels les humains se plient devant leur roi ou empereur, ne suffiraient pas, et je m'attendais dors et déjà à devoir lutter pour garder la vie sauve et éviter de retourner à l'effroyable cachot, cependant lorsque j'arrivais devant lui, il se mit dans une affreuse colère, il prit ses grands airs et me dit :


" Elfe, j'ai beaucoup entendu parler de ta race, j'ai entendu dire que c'est une race de très bons magiciens, et guérisseurs, alors je t'en conjure aide-nous, nous sommes victimes d'une affreuse contamination, tous mes guerriers, magiciens, miniers et ministres, meurent après des heures d'atroces souffrances, uniquement parce qu'ils ont ingurgité un soupçon de pierre, et non seulement nos stockages d'eau sont presque à sec mais en plus j'en ai marre de toujours en boire, c'est odieux, et de plus nous sommes coupés du monde, notre anonymat doit rester absolu car nous sommes les seuls nains miniers qui ne se font pas voler par les dragons des sommes colossales de joyaux et d'or, il n'y aqu'une seule personne qui connaît notre existence, il s'agit du moine à qui nous achetons notre bière, et il ne reviendra pas avant la prochaine lune, je me confie donc à toi et te remet ce lourd fardeau qui est de nous sauver tous, je t'en prie, sauve-nous, nous et notre bière, je mets à ta disposition Maltrax, c'est notre plus grand savant, il connaît tout sur notre caverne, ainsi que dix volontaires à se donner la mort pour voir les effets de tes solutions, si tu rates, et bien les dégâts seront alors plus minces, cependant si tu ne réussis pas, je t'assure que lorsqu'il n'y aura plus d'eau, je boirais ton sang pour me rappeler combien tu auras souffert, et maintenant emmenez le à la cave à bière ! "

Et sur ces mots les gardes me conduisirent à la dite cave, là-bas m'attendaient le sage et les volontaires, le sage lui, portait une robe blanche recouvrant la quasi-totalité de son corps, seul ses mains et sa tête étaient visibles, sa tête était ridée et très cachée par sa vaste et volumineuse barbe blanche, les volontaires quant à eux, étaient tous similaires, ils avaient des vêtements rouges virant au brun, ils avaient aussi des sandales en cuir de sanglier, ils portaient aussi la barbe, pareil que tout nain qui se respecte, tel la tradition très commune, ils ne se l'étaient jamais fait couper d'ailleurs le métier de barbier ne paye pas pain, car les nains n'en ont pas l'utilité, ils portaient aussi un casque commun que portent tous les nains mâles afin de diminuer les risques de mort, s'il y a écroulement, d'ailleurs le nain est si habitué à cette protection qu'il ne l'enlève que pour saluer un mort, soudain, le sage Maltrax m'interpella et me montra sa main puissante et ridée, qui soutenait ma sacoche sans fond, et me dit de la prendre en me disant le nom qui lui était destinée, « la Sacoche Magique », sans nul doute, il était un très grand sage, pour reconnaître un objet magique alors qu'il en existe des milliers et que le temps qui lui à du être imparti ne devait pas être bien long, alors il faut une maîtrise des connaissances de la magie, que seul pourrait contrôler une personne qui aurait dédié cent ans si ce n'est plus, à étudier sans relâche des manuscrits détaillés, cependant le sage ne paraissait pas avoir atteint cet age, de plus je me demandait comment il allait m'être possible de trouver la solution à un tel problème alors qu'un si grand sage tel Maltrax n'avait lui pas réussi à trouver la cause de ces affreuses morts, à ce moment là mes pensées furent interrompues par le regard fixe et vitreux des volontaires, ils me regardaient tel une créature bizarre, presque monstrueuse, ces regards qui non seulement m'interrompaient mais m'insultaient et auxquels j'avais une envie folle d'y répondre, mais la peur de retourner dans l'enfer de ma cellule me stoppa net, alors je me décidît à empoigner la sacoche que me tendait le sage, et de lui demander où se trouvait la boisson malfaisante, il ne me parla point, il me montra uniquement son doigt et le pointa ensuite en direction des volontaires, ces derniers s'éloignèrent un peu, rompant ainsi les rangs qu'ils avaient formé et laissant par la même se découvrir une petite porte en bois d'être et gravée sur toute sa surface de dessins incompressibilités et d'écritures inconnues de ma personne, une fois la porte ouverte, elle laissa voir une caverne énorme environ deux fois plus grande que les salles remplies de colonnes, et devant moi tel un lac immense de ce liquide jaune et mousseux dontles nains raffolent, la bière.....

 

Sir Edmond Chaos