Histoire en Cormyr

 

"Je vais vous conter une aventure survenue il y a quelques temps (je n'avais alors que 25 années)... alors que je visitait un oncle éloigné (pas assez à son goût) près de Soirétoile ...

Peu de temps après avoir quitté mon oncle après une querelle concernant l'incinération accidentelle d'un parchemin, je me retrouvais bien malgré moi sans monture ni argent dans les rues du village de Soirétoile... Heureusement avais-je réussi à préserver mes deux trésors, mon livre de magie et la lame de mon père, léguée depuis des générations dans ma famille... et douée de nombreux talents.

Le hasard et le froid me conduisit dans une petite auberge surplombant les flots calmes d'une rivière. L'ambiance y était bon-enfant, du moins comparé à certaines villes de la mer de lune ; ici un groupe d'aventuriers bigarrés riait en regardant l'un d'eux et un paysan se mesurer à l'avalée de liqueur, là un joueur de harpe contait des histoires lyriques à quelques marchands de passage...

Tout allait donc pour le mieux et je réussit à dérober quelques piécettes qui allaient me fournir gîte et logis pour la nuitée. En fin de soirée je sympatisait avec le groupe d'aventuriers qui étaient en route pour HauteCorne. Une sombre étrangère (de peau sombre) les avait en effet engagés pour fouiller les ruines d'une vieille tour perchée au milieu des monts du tonnerre. J'offrais mon aide alors qu'entrait une patrouille de dragon pourpre dans la taverne ... Alors que certains éléments du groupe, un nain véhément et un humain à l'aspet frustre du Shaar, commençait à palabrer avec leurs confrères, je proposait comme unique solde le droit d'être sur leur chartre... Ils ne virent alors d'inconvénient. J'eu raison car n'étant pas enregistré, je fut controllé moins d'une heure après par les soldats réchauffés par quelques verres de boissons...

 

Le lendemain, nous partîmes dans une roulotte en direction du couchant, et je prit connaissance des autres membres de voyage...

Alédior Toutofon, un nain de l'épine dorsale, tatoué jusqu'au nez, et passant sa journée à aiguiser sa hache et à fumer sa pipe. Il me regardera toujours avec cette espèce d'air de dire << Je vais te hacher toi ...>>. Est-ce à cause de ma consanguinité elfique ?

Maak, un grand et fort guerrier du Shaar, qui ne semble pas m'apprécier non plus. Il n'est cependant à mon avis pas assez hostile pour s'en prendre à moi ... et passe son temps à chantonner dans sa langue natale tout en conduisant la carriole.

Melano le pieux, un moine de Tantras qui voue sa vie au dieu de la justice, Tyr. Il palabre et prèche toute la journée (et m'agace à force). Vétu de robes brunes, il cache une armure métalique (à ce que j'oui tinter), et manie un fléau d'armes aux boules argentées. Il fanfaronne sur sa rencontre avec l'avatar de Tyr ... je n'y crois qu'à moitié.

Denoël Milardeur, une jeune femme originaire de Cormyr, courte vétue, passant son temps dans un gros livre (son grimoire ? ou celui que son pêre a perdu?), lance des remarques mi-acerbe, mi-critique envers quiconque lui parle... La jeune fille (à mon avis 16-17 ans) n'a pas arrété de me reluquer hieres soir et ce matin entre deux pages ... En plus elle ne me plait pas!

Pierre Coeurdacier, un homme grand et blond, bardé comme une troupe de combat, et coloré uniquement de blanc, un paladin de Tyr (si besoin était de le préciser). Lui est aussi discret que s'il était peint de cercle concentrique sur un champ de tir, et aussi transigeant qu'une tarrasque à l'heure du déjeuner ... Néanmoins il semble vouloir aider son prochain auquel j'appartiens.

Enfin, l'employeur, une personne qui veut que nous l'appelions "Madame", et se prétend marchande du Sespech ... Dès son aproche ma lame Duranion, s'est mise à chauffer, signalant la présence de charmes ou de magie en cours ... Je pense qu'elle cache son jeu, mais bon, elle a payé la chartre sur laquelle je suis inscrit, alors ... je laisse couler.

 

La journée s'est bien déroulée, et hormis une rencontre fortuite avec un agriculteur local qui nous a vendu pour une bouchée de pain un âne et un peu de nourriture, rien ne survint dimportant...

 

Nous campons donc le soir, à l'orée d'un bois et organisons des tours de gardes... je tombe avec Pierre ... chouette il m'a fait le sermon toute la nuit sur le besoin de faire le bien... Il y a des gens que je trouve un peu borné voire fanatique parfois... mais bon. Essayant de nouer quelques contacts je lui parle de voyages et des chevaliers que j'ai rencontrés à NeverWinter qui semblaient avoir les même préoccupation que mon collègue d'un jour...

Nous repartons le lendemain vers HauteCorne et rencontrons, Ô surprise en route une patrouille de Dragon pourpre (4 soldats, leur capitaine et un mage de guerre) qui nous contrôle. Heureusement pour moi, je me fais simplement passer pour l'explorateur du groupe : n'ayant pas été déclaré comme mage auprès du registre des mages de guerre de Cormyr, j'aurais été sûrement pris pour infraction... Personne ne relève le mensonge, hormis Pierre qui tourne vers moi un regard assez médusé, mais il ne dit mot.

Arrivé à hauteCorne, notre employeur embauche un guide du nom d'Haleax pour nous guider vers la destination de notre périple, la tour fondue. Le capitaine nous permet de rester à l'intérieur de la forteresse et nous offre repas et monture de bât pour une somme modique. Nous devrons en effet laisser à mon grand regret la cariolle à HauteCorne car le terrein escarpé ne conviendra pas à ce genre d'équipage. Nous apprenons par la soldatesque, qu'une horde de bandit sévit à l'ouest, et bien que nous allions vers le nord, qu'il serait judicieux de faire attention... En fin de soirée, Madame nous réunit autour de sa carte pour "organiser le voyage". Je me retrouve en tête avec Haleax (voilà à quoi ça amène de mentir me chuchote Pierre), suivi à dix bon mêtres par Pierre et Maak, puis Denoël, Madame et Melano, avant Alédior qui ferme la marche.

Dès l'aube nous partons dans le frais matin à travers les monts. Haleax se révèlle un très bon guide et pisteur hors paire : il nous évite le premier jour de tomber dans une embuscade orc (d'environ 15 membres d'après les traces) et nous déniche une grotte vide (sans ours !) pour le soir. Le lendemain, nous appercevons haut dans le ciel de sombres formes d'oiseau se dirigeant vers le nord qui bien qu'il nous effraya, ne fut guère plus dangeureux. Le froid se faisant plus sentir, Haleax descida de rallonger en passant se reposer chez un trappeur de ses connaissances.

 

Nous arrivons le soir même chez le trappeur et sa famille. Ceux-ci nous accueille aussi chaleureusement qu'ils le reuvent, mais la tritesse de la disparition de leur fille ainée se lit clairement sur leur visages : La jeune fille était de corvée de lavage à la rivière coulant non loin quand elle fut capturée par une bande d'une dixaine de sauriens. Haleax semble étonné de voir ces créatures si loin de leur habitat natal, et promet d'essayer de retrouver la trace de la demoiselle dès qu'il le pourra; Madame n'avait pas l'air de vouloir perdre trop de temps à de vaines recherches. Nous passons nénamoins une nuit au chaud, alors qu'à l'extérieur un orage terrible éclate.

Le lendemain, nous repartons sur un sol boueux vers le site de la tour fondue. Après deux bonnes heures de marche, nous arrivons en vue de la tourette en bien piteux état. C'est alors qu'Haleax vit la petite fumée qui s'élevait de l'intérieur de la tour (qui devait être effondrée); il fut descidé que le guide et moi-même allions avencer caché du mieux que nous le pouvions pour voir de quoi il en retournait. Utilisant toute notre habileté, nous arrivâmes à couvert contre les vieux murs de la tour (qui étaient à demi écroulés...) et regardions par l'embrasure d'un pan détruit : Une tente avait été installée et un petit feu crépitait sur lequel un lapin rotissait. Un humain vétu d'une cotte de maille surveillait le feu et discutait avec un autre partenaire, invisible d'où nous étions. Haleax sortit doucement son arbalète légère et la chargeat avec un carrau brillant ... lorsque le rocher sur lequel nous nous trouvions commença à glisser en arrière. Nous tombions littéralement et j'entendis la

corde de l'arbalète se détendre. Suivi une explosion dans le ciel ... la discrétion était donc assurée! Nous reméttant debout, je saisi la lame de mon père et rua me recacher parmis les décombres de la tour. Les étrangers sortirent avec une longue lame et une arbalète au poingt. Le premier fut reçu par un grand coup de lame de Pierre (manifestement plus enclin à la frappe qu'à la discutte ce moment là), et le second par un nouveau carreau d'Haleax. Ce dernier était resté couché sur le sol, une jambe immobilisée sous un rocher... que nous bougieons à l'aide de Pierre et de Maak. Nous passions alors à la fouille de la tour... "

Marcus "Ruines"