Drizzt Do'Urden

 

 

 

Drizzt Do'Urden, de la Maison Daermon N'a'shezbaernon, est sans doute le representant de la race Drow le plus connu à la surface. Ce ranger, d'alignement Chaotique bon (-->rubrique Heros) vit à present à Mithril Hall, dans les contrés du Mitan, en compagnie de Catti-Brie, Bruenor et Regis.

Venez donc ecouter une partie de ses aventures...

 

TERRE NATALE

¤ Station ¤

"Station: dans l'univers des Drows, il n'est rien de plus important. C'est le leitmotiv de leur...de notre religion, l'appel qui fait vibrer ces coeurs affamés de haine. Chez nous l'ambition pietine le bon sens et la compassion, tout cela au nom de Lloth, la Reine Araignée. La promotion sociale, dans la societé drow, est une affaire de meurtre. La Reine Araignée est la déesse du chaos; elle et sa grande pretresse, veritable maîtresse du monde drow, appreciant les ambitieux qui savent manier les dagues empoisonnées. Bien entendu, il y a des règles de conduite-toute société se doit d'en avoir. Le meurtre et la sédition systematiques ont besoin d'un semblant de justice; les chatiment infligés au nom de la loi drow sont effroyables. Mais planter un coutelas dans le dos d'un allié durant une bataille, ou dans les ombres paisibles d'une allée, est tout à fait accepté-voire admiré. Les enquètes ne sont pas le point fort de la justice drow.Personne n'ira verifier les faits. La station est l'enseignement de Lloth, l'arme qu'elle utilise pour renforcer le règne du chaos et garder ses "enfants" dans leur prison. Enfants ? Plus exactement pions, marrionettes de la Reine Araignée, poupées de chiffons fremissants sur les fils de sa toile. Car tous chassent ou tombent sous les coups des chasseurs pour son plaisir. La station est le paradoxe de mon peuple, la limite de sa soif de pouvoir. Les plus puissants citoyens de Menzoberranzan passent leur vie à regarder par dessus leur épaule et proteger leur dos des coups de poignard. Quand elle les surprend, la mort frappe de face."

 

TERRE D'EXIL

¤ Amis et ennemis ¤

"Vivre ou survivre ? Jusqu'à mon dernier jour dans les etendues sauvages d'Ombre-Terre, après Blingdenstone, jamais je n'avais compris le sens d'une question aussi simple. Quand j'ai quitté Menzoberranzan, je croyais qu'il suffirait de vivre selon mes principes et que je serais heureux de suivre le seul chemin possible. L'alternative était la sinistre réalité de Menzoberranzan, la soumission aux forces malveillantes qui dominent mon peuple. Si c'etait là la vie, pensais-je, il vallait mieux survivre et de loin. Et pourtant cette "simple survie" m'avait presque tué. Pire, elle m'avait quasiment volé tout ce qui m'etait cher. Les Svirfneblins de Blingdenstone me firent decouvrir autre chose. Leur société structurée et unie, nourrie de solidarité, était ce que j'aurais voulu que fût Menzoberranzan. Eux faisait bien plus que survivre :ils vivaient, riaient, travaillaient et partageaient leurs gains, autant que la douleur et les pertes inevitables dans un monde hostile. La joie est decuplée quand elle est partagée entre amis; la peine en est diminuée d'autant. Voila la vie. Quand je quittais Blingdenstone, de retour dans les sombres tunnels d'Ombre-Terre, l'espoir marchait à mes cotés. Belwar, mon nouveau compagnon était avec moi, et j'avais dans la poche la statuette de Guenhwyvar, mon ami de toujours. Durant mon sejour chez les gnomes des profondeurs, j'avais vecu la vie que j'avais toujours revé. De survivre pour survivre, il n'en était plus question. Avec mes amis près de moi, j'osai esperer que ce serait pour toujours."

 

 

TERRE PROMISE

¤ Lever de Soleil ¤

" Il brûlait mes yeux et fouaillait mes entrailles. Il detruisit mon piwafwi et mes bottes, vola le pouvoir magique de ma côte de mailles, et affaiblit mes cimeterres. Chaque jour, pourtant, sans faillir,j'était assis sur mon promontoire à attendre que pointe l'aube. Cette experience paradoxale se reproduisait tout les matins. La douleur était indeniable, mais la beauté du spectacle ne l'était pas moins. Le bouquet de couleurs precedant immediatement l'apparition du disque de feu captivait mon âme plus que n'importe quelle combinaison d'infrarouges en Ombre-Terre. Je crus d'abord que mon ravissement venait de l'etrangeté de la scène; bien des années plus tard, je sens encore mon coeur bondir dans ma poitrine à la vue des leurs qui annoncent l'embrasement des cieux. Je sais à present que le temps passé sous les rayons du soleil exprimait plus que le desir de m'adapter à la surface. Le soleil devint le symbole de la difference entre Ombre-Terre et mon nouveau foyer. La société que j'avais fuie, univers de noirs complots et de perfides machinations, n'avait pas droit de cité sous la lumière du jour. En depit des tourments physiques qu'il m'infligea, le disque flamboyant incarna mon refus d'un autre monde plus sombre. Ses rayons renforcerent mes principes aussi sûrement qu'ils affaiblirent les objets magiques des Drows. Au soleil, le piwawfi, vetement de predilection des voleurs et des assassins, devint une guenille."